Amsterdam 14

La semaine passée nous sommes partis en vacances, tout d’abord en Belgique.

Nous sommes allés à Charmay pour visiter un monastère, nous voulions visiter l’endroit où il fabrique la bière mais ce n’était pas possible. Pas grave car l’endroit était magique quand même.

En fait tout ce que nous voulions visiter était soit fermé ou plus possible. Nous avons pu au moins manger à l’Espace Charmay, où tout était fait à base de bière même dans les menus enfants. C’était bon mais mon plat (tagliatelle carbonara sauce bière) je ne le remangerais pas une 2ème fois.

Le lendemain nous avons migrer à Bruxelles, endroit magnifique. Nous avons visité l’Atomion chouette endroit, il faut aimer lire sinon vous allez vous ennuyer. Puis je crois que nous avons aussi fait du shopping en tous les cas les filles.

A Bruxelles on y voit bcp de pauvreté, cela m’a fait mal au cœur et aussi choqué car en Suisse je n’ai jamais vu de tel scène. Dans gens qui vivent dans un endroit tellement sale.

La suite de nos vacances se sont déroulées à Amsterdam. Ville qui entrée dans mon cœur. Même si c’est une grande ville, où il y à aussi de la pauvreté, il y à bcp de verdure et le canal. Les gens de ce pays se déplacent énormément à vélo. Tout est bien défini entre les pistes de vélos et les routes.

Il y a une craquée de petit bar à jus ou à café (genre Starbucks) pour pouvoir passer un bon moment.

Les transports publics sont faciles d’utilisations et pas spécial cher. Donc dans la vie de tous les jours il est facile de concilier entre métro, bus et vélo. Et oui je suis bien consciente que les habitants d’Amsterdam peuvent trouver cher les transports.

J’aime l’architecture entre ancien et nouveau style. On a découvert des endroits qui nous ressemblent.

Mon mari et moi aimons la bière, pendant que nous attendions nos donuts chez Dunkin (je ne sais plus si on écrit comme ça), Seb est allé dehors et a trouvé un chouette bar où ils vendent des bières et des liqueurs de ton choix. Du coup comme l’heure nous le permettait nous y sommes allés. Le patron hyper sympa et en plus il parlait français.

Nous avons visité le musée de la Torture, la rue des Madame comme j’appelle ça, le musée Madame Tussaux.

Je me sentais bien dans cette ville, j’arrivais même à faire abstraction de la foule. Je ne sais pas c’était juste parce que j’étais en vacances. Mais je ne crois pas car cet été quand nous sommes allés à Marseillan je ne me sentais pas bien, malgré mon amour aussi pour cet endroit.

J’espère pouvoir y retourner avec Nadia qq jours juste pour chiller.

Avec amour

Gene


Nouvelle perte de motivation 13

Perte de motivation difficile

Depuis qq jours j’ai à nouveau une perte de motivation qui est difficile à gérer. J’étais tellement contente depuis un mois environ de réussir à faire des choses du quotidien non sans stress.

Je faisais une liste de 2 ou 3 choses à faire pour la maison et des moments rien que pour moi. Et j’étais tellement fière de moi. Je sais que parfois nous pouvons reculer dans nos réussites pour ensuite mieux avancer une fois que nous avons pu conscientiser ce qui nous a fait reculer.

Ce qui n’empêche pas que je suis un peu triste surtout que je n’arrive pas à redresser la barre. Il y à aussi une pointe de culpabilité mais bien différente d’avant. Elle est plus personnelle, pas pour qqun de mon entourage, de ne plus réussir à faire ces choses comme avant.

Ces situations entraînent aussi une mauvaise alimentation, je mange mes émotions, ce qui fait que je prends des kilos ce qui ne me plaît pas du tout.

Si vous me lisez cela me ferais énormément plaisir de lire un message de votre part.

Avec amour

Gene


Mon séjour en HP 12

Séjour traumatisant

En rentrant de vacances début août, j’ai eu contact avec mon psychiatre par téléphone, pour faire suite au dernier entretien que j’avais eu avec mon infirmière psy.

Je ne sais pas si je me suis faite arnaquée ou si j’ai mal compris ce qu’il disait mais je savais que je devais me faire à nouveau hospitaliser. Car j’avais une énorme fatigue émotionnelle et physique. Ce n’était plus possible que je continue comme ça.

Pour moi j’irai à nouveau au Noirmont, mais par miracle administratif je me suis retrouvée en HP (hôpital psychiatrique).

Avec des personnes qui sont arrivées là à la suite d’une crise soit de suicide ou autre ce qui n’est absolument pas mon cas. Je n’ai pas envie de mettre fin à ma vie, certes j’ai eu des idées noires genre envie d’avoir un accident afin d’avoir une blessure genre bras cassé afin que mon entourage me laisse tranquille. Car la dépression n’est pas un mal visible. Je ne juge pas les gens qui ont envie de mourir mais c’est compliqué émotionnellement pour moi de les voir aussi mal.

Certains patients qui étaient encore apte à réfléchir comment dire de manière connectée (sans vouloir être méchante) trouvaient bizarre que je sois là d’un car je n’avais pas fait de crise et de 2 que j’étais venue avec un rendez-vous.

Que suite à l’entretien lors de mon arrivée je n’avais aucunes restrictions de sorties et que je pouvais me déplacer avec mon véhicule.

Vous savez certainement comment sont les chambres en HP, moi ce qui m’a choqué c’est qu’il y avait une grille du côté de la fenêtre qui était ouverte. Donc peu d’air qui passait par-là.

J’avais le droit de manger avec les privilégiés qui mangeait la cafétéria (donc hors de l’unité. Sauf que nous devions attendre à 18h15 devant la porte et nous marchions en nous suivant, comme à mon avis, comme des prisonniers.

Dans mon unité il y avait quand même des gens qui avaient des pathologies qui nécessitaient à mon goût qu’ils soient ailleurs car ils avaient besoins de bcp d’encadrements. Et que nous n’avions pas à subir leurs comportements.

Au lieu de me faire du bien cela m’a atteint encore plus car c’est une chose de voir à la télé le manque de comment dire, de voir que les gens on les met dans un coin, prend tes médics et c’est tout, mais de le vivre et de le voir en vrai s’en est une autre.

Soyez à l’écoute de votre entourage et pour des personnes comme moi cela pourra leur être d’une grande aide.

Avec amour

Gene


Mes vacances 11

Le vendredi avant notre départ, avec les filles, nous sommes allées voir le match de Xamax. Cela dit en passant nous avons gagné.

Le samedi matin debout à 4h00 dans l’optique de partir pour 5h, il y a eu un léger retard dans le programme, rien de bien grave.

Nous sommes arrivés à Marseillan dans l’échelle du timing que l’on s’était fixé.

Passer prendre les clés de la maison que nous avons loué, décharger les affaires, comme il était tard pour aller à la plage, direction Agde pour faire du shopping. Arrêt au Burger King et à Carrefour pour acheter à manger.

Avec la fatigue du voyage, on a préféré aller souper dehors.

Je ne vais pas raconter ce que nous avons fait tous les jours. Le matin grâce mat’ et l’après-midi plage.

Nous sommes aussi allés acheter les nouvelles lunettes des filles. Le plus important nous sommes allés visiter une maison qui nous a plus. Les proprios était ok pour 5’000 de plus ce qu’on a accepté. Donc nous aurons dans quelque temps notre maison pour les vacances.

Cependant pendant mes vacances, ma maladie était belle et bien présente. Beaucoup de tremblements, des nausées, oppression de la cage thoracique etc… La fatigue bien évidemment ce qui est le plus embêtant car tu n’as pas envie de faire des siestes ou un simple repos, aussi souvent que quand tu es à la maison.

Ce qui m’a déçue lors de mes crises, c’est que le jour de l’anniversaire d’une de mes filles je ne pouvais m’empêcher de pleurer pendant que nous déjeunions. Je culpabilisais car la pauvre n’avait pas à subir ça.

J’espère que la soirée d’anniversaire que nous lui avons prévu, lui a fait oublier cet épisode malheureux.

Malgré les crises d’anxiété, j’ai passé de bonnes vacances.

Et vous comment se sont passées vos vacances ?

Avec amour et bienveillance

Gene


La rechute 10

Depuis mon retour de clinique, au début tout se passait « normalement ». Je reprenais mes marques après 1 mois d’absence, Je faisais les choses petit à petit.

J’allais de nouveau au yoga, j’avais plaisir d’écrire dans mon journal. De voir ma famille. De glaner sur internet…

Je sais cela peut choquer quand je parle de glaner sur internet, comme j’aime à le dire je suis une connectée-déconnectée.

Malheureusement petit à petit le moral baissait, une énorme fatigue physique est venue et par la suite une énorme fatigue émotionnelle. La suite une énorme fatigue émotionnelle.

Je n’avais plus goût à rien de plus chaque jour à un tel point qu’à nouveau, je ne faisais plus rien. Plus de yoga, je n’écrivais plus dans mon journal. J’avais plus envie de faire quoi que ce soit.

Comme je l’ai souvent dit le « soutien » de sa famille est bien, mais il se limite à prendre des pincettes avec moi. Ne pas me contrarier. Me laisser aller dans ma chambre me reposer ou me calmer (ce qui à ce niveau-là est très bien).

A nouveau tout mon quotidien devait pénible et difficile à accomplir. Faire à manger pour mes filles me prenait bcp d’énergie, sortir de la maison très dur.

Bcp de culpabilité, de honte.

A nouveau mon canapé est devenu mon meilleur ami. Je n’avais plus envie de le quitter. Netflix et Disney + mes meilleurs amis.

Vu l’urgence de mon état mon psychiatre m’a informé qu’il souhaitait que je retourne en clinique. J’ai émis le souhait de pouvoir quand même partir en vacances avec mes enfants, surtout que la demande d’hospitalisation va prendre du temps.

Je souhaitais retourner dans la clinique où je suis déjà allée 2 fois, mon psychiatre m’a dit que si cela ne serait pas possible là, j’irai dans un centre psychiatrique près de chez moi. Ce qui ne me ferait pas plaisir du tout. Mais s’il n’y a pas d’autres possibilités ben ça serait ok pour moi.

Je ne vais pas vous dire des choses « négatives », avec mes filles la compréhension de ma maladie est plus fluide, je me sens énormément soutenue et comprise par elles ce qui m’aide à tenir le coup.

Je vais finir mon post pour vous dire que vous pouvez me faire part de votre expérience si vous êtes la personne malade ou au contraire vous êtes une personne de l’entourage.

Ce blog est fait pour que nous puissions parler en toute bienveillance et sans forcément dire votre vraie identité.

Avec amour

Gene


Partage 9

Maladie invisible

Ce qui est dur quand on revient de clinique ce n’est pas seulement le retour à notre quotidien.

J’y suis allée pour me reposer mais aussi pour trouver une solution afin que mon entourage comprenne et respect ma maladie. Ce qui est le plus dur. Je peux les comprendre mais ils doivent aussi me comprendre. Je ne peux pas en permanence faire ce qu’ils souhaitent au détriment de mon bien être.

Nous avons un week-end prévu depuis un bon moment avec toute la famille, vendredi j’ai dit à mon mari que je ne sentais plus d’y aller, que vu ce qui s’était passé le samedi de mon retour de clinique, qu’il était mieux que je reste à la maison.

Car je ne supporte pas trop le bruit, je suis très vite fatiguée et très vite irritée. Donc le fait que tout le monde sera excité (les enfants), que l’on sera dans des lieux publics. Donc bcp de stimuli etc… Que l’on va dormir à plusieurs dans la chambre donc plus difficile à dormir. Cela fera bcp de chose pour moi.

Je sais que je viens de changer de traitement, qu’il va être un peu modifier. Mais cela ne change pas que je suis hypersensible et que j’ai un TAG qui ne va pas disparaître par magie.

Mon mari a voulu être gentil où alors il lui est difficile de le dire aux organisateurs, il m’a dit on verra encore avec le nouveau traitement. Mais je ne me suis pas sentie soutenue. Qu’en pensez-vous ? Comment vous vous seriez senti ?

Donc je vais y redire que je n’irai pas et qu’il me dise si c’est moi qui avertis les organisateurs où lui. J’espère que cela ne va pas poser de problèmes entre mon mari et moi.

Je l’ai prévenu à l’avance pour ne pas faire plus de problèmes, là il est en formation cette semaine et je ne sais pas si je peux encore l’ennuyer avec ça. Mais il va falloir non ?

Dans 15mn je vais chez l’infirmière psy… Si vous avez une idée de comment je pourrais faire laissez-moi un message.

A bientôt

Gene


Confidence 8

Aujourd’hui débute mon 5ème jour de retour de la Clinique. J’avoue que ce n’est pas facile. Que j’ai en permanence envie de retourner au Noirmont. Je trouve que le séjour était très court.

J’aurais voulu qu’on me donne des cours privés pour que j’arrive à méditer ou faire de la pleine conscience seule chez moi. Bref…

Mon séjour ne s’est pas bien passé au début mais par la suite très bien. J’ai eu la chance d’avoir une chambre seule, oui je vais devoir payer un supplément mais je m’en fiche. J’avais de vrai moment à moi où je pouvais être seule. Chose qu’ici je n’y arrive pas, ce n’est pas aussi apaisant.

Oui mon mari travaille toute la journée et mes filles vont à l’école, donc je suis seule. Malheureusement pendant ces moments de tranquillité je ne fais rien, aucune activité. Ok je peux me reposer, mais comme je ne fais rien de concret je culpabilise.

J’ai l’impression de reperdre les pédales, encore heureux que ce n’est qu’une impression. Je stress quand même encore pas mal, moins qu’avant. Je me demande est-ce que c’est le séjour qui fait son effet ou le fait que je ne fais pas grand-chose ?

Je vais chez mon psychiatre cet après-midi je vais lui demander pour voir un ergo afin de m’aider pour les choses du quotidien.

Car quand j’ai dû faire seule mon déjeuner, j’étais très stressée et presque en larmes.

Là il est 11h30 et je vais aller faire à dîner, je suis en stress mais là non plus je ne sais pas si c’est dû à mon rdv de cet après-midi ou parce que je dois faire à dîner.

Le quotidien est dur, je m’ennuie ce qui peut paraître bizarre car le simple fait de me dire que j’ai prévu d’aller au yoga demain soir me stress. Le simple fait de me dire que ça me ferait du bien d’aller en forêt me stress. J’ai vraiment le manque du Noirmont. Rien d’écrire que le Noirmont me manque me fait pleurer.

Parfois j’ai le sentiment de n’être pas à ma place chez moi, ce qui me donne encore plus envie de partir d’ici. Je suis comme une étrangère chez moi, non pas aux yeux de ma famille.

Bcp d’inquiétude sur lesquelles je vais travailler…

Avec amour

Gene


Retour 7

Mon retour de la clinique a été très dur, car je me suis retrouvée directement dans le bruit et le stress.

Jade avait un match de foot et des proches sont venus la voir et ensuite manger chez nous.

J’aurais souhaité pour mon retour, du calme, ce dont j’avais fait part à mon mari. Il pensait peut-être comme c’étaient des proches ça irait pour moi. Mais non malheureusement ce n’est pas seulement le « bruit » extérieur qui me dérange enfin bon.

A la clinique j’ai eu des visites un peu expansives et même si c’étaient des proches ben pour moi tant de sollicitation est parfois difficile.

J’en reviens au samedi de mon retour, il y à eu bcp de discussions (ce qui est normal) mais qui me fatigue, le stress de mon mari pour préparer le repas même s’il ne m’a pas demandé de l’aider, l’excitation de mes filles (ce qui est normal aussi), qui m’ont données bcp de stress.

J’ai pu aller dans ma chambre quand je le voulais, mais je devais forcément mettre mes écouteurs pour avoir un semblant de calme.

Au moment du dessert, je n’en pouvais plus, j’avais des idées noires (« heureusement » que j’ai peur de mourir) et j’ai eu le besoin de m’en aller.

L’erreur que j’ai fait dans ma crise c’est que je n’ai prévenu personne et j’ai fait très peur à mes filles.

Je dois avouer que j’étais hors de moi, j’avais presque envie de mourir, car je me disais que cela serait la seule solution pour ne plus souffrir.

Nos proches quand on leurs dit que nous avons besoin de calme, de soutien etc, il ne faut pas qu’ils prennent cela à la légère, surtout si nous leurs expliquons notre façon de voir les choses.

C’est pourquoi quand nous avons une de ces maladies il est important de dire à chaque moment dans l’émotion que nous sommes.

Et dire à notre entourage à quel point il est important de prendre ces informations en compte.

Avec amour

Gene


Maladie invisible et entourage 6

Cette maladie est invisible et incomprise.

Comme m’a dit mon psychiatre dernièrement ma dépression est due au fait que j’ai un TAG, ce qui me fatigue énormément et qui me fait déprimer.

Le TAG est aussi invisible pour mon entourage car la seule chose qu’ils voient c’est beaucoup d’émotions chez moi, soit je me ferme comme une huître et je « fais la tête ». Sois-je perd patience et je m’énerve contre la ou les personne(s) qui est (sont) avec moi. Sois-je me mets à pleurer comme si c’était la fin du monde pour une chose complètement banale.

Exemple ce week-end je suis allée faire une surprise à ma fille Jade, en allant la regarder jouer son match de foot. Comme je suis en clinique depuis bientôt un mois, de prendre le train a été un moment très stressant autant en me disant que je ne voulais pas me tromper de train, autant avec le bruit des portes qui s’ouvrent et se referment. Bref, le soir toute famille revient avec moi à la clinique pour manger avec moi. J’ai fait une sortie « idiote » en disant à ma fille Mya faudra qu’on sache si ta prof de ukulélé est Québécoise ou Canadienne. Et là mon neveu de manière un peu moqueur m’a fait comprendre que le Québec était une ville qui faisait partie du Canada. Tout le monde a rigolé et moi je suis partie de la salle à manger en pleurant. Je me suis calmée au bout d’un quart d’heure, j’ai dû quand même aller chercher ma réserve d’anxiolytique.

J’ai dû apprendre à dire dans quel état d’esprit je me trouvais afin que cela se passe au mieux entre nous. Mais le niveau de stress n’est pas toujours bien compris et il peut y avoir des couacs. Et malheureusement de petites engueulades peuvent venir.

A la clinique j’ai appris des techniques de respirations pour faire descendre la pression, avec le tag on devient très vite fatiguée alors on peut faire de petites siestes ou méditer. Quand on sent que cela devient difficile et que nous avons des enfants moi je leurs dis que maman est disponible mais que je ne peux pas avoir comment dire des sollicitations des 2 en même temps.

Car si je suis à table par exemple je ne peux pas gérer mes émotions si tout le monde veut me parler en même temps, la colère peut monter en moi et la fatigue empira ma possible réaction.

Samedi après un mois d’absence, je vais enfin retourner chez moi et j’avoue que cela me stress énormément. Comment je vais gérer à nouveau mon quotidien. Comment cela va-t-il se passer avec ma famille. Car ici à la clinique on est dans un cocon de protection.

Voilà je vais terminer mon post en vous souhaitant tout le meilleur, prenez soin de vous.

Avec amour

Gene


Culpabilité 5

La culpabilité

Dans la maladie de la dépression, et/où avec un TAG, et/où en étant hypersensible, la culpabilité prend une immense place.

Comme nous avons de la peine à gérer nos émotions et que nos réactions peuvent être vives immédiatement la culpabilité s’ensuit.

Nous culpabilisons d’être une mauvaise mère car nous ne sommes pas aussi patientes avec nos enfants, que nous n’arrivons pas à nous en occuper aussi bien que nous le voudrions. Que nous devons parfois prendre beaucoup de temps pour nous ressourcer seule. Que si nous ne supportons pas le bruit, inviter une amie ou ami peut parfois être impossible. Les fêtes d’anniversaire peuvent être une torture et parfois nos réactions peuvent être froides (pour ma part aussi je peux avoir un regard froid).

Une mauvaise épouse car nous n’arrivons parfois pas à tenir notre maison organisée etc… Nous n’avons pas envie de lui parler. Pas envie qu’il nous touche, pas envie qu’il nous embrasse.

Nos réactions ne sont pas comprises comme nous les vivons, on pense qu’on profite de notre maladie, que nos coups de colères ne sont pas dus au stress. Que si nous ne faisons pas le ménage c’est par flemme, que l’on préfère rester assise sur notre canapé à regarder la TV.

Nous pouvons culpabiliser de ne pas nous faire belle, de ne pas prendre soin de notre corps, pas prendre soin de soi. Culpabiliser d’aller chez la coiffeuse, de nous acheter des choses qui nous font plaisir etc.

Comme je l’ai déjà dit, tout ce que nous vivons est difficile car nous nous mettons toujours soit à anticiper ce qu’il peut nous arriver pour ne pas vivre de déception, soit un changement inattendu survient et nous avons dû mal à l’accepter ou à le gérer. Les simples choses de la vie sont difficiles à accomplir. Nous sommes perfectionnistes (en tout cas pour ma part) et on place la barre haute, ce qui fait qu’il est difficile à tenir nos objectifs. Tout ceci nous submerge de culpabilité et de honte.

Et malheureusement nous mettons la barre haute aussi pour notre famille (aussi en tous les cas pour ma part). Afin que nous puissions avancer au plus vite dans notre cheminement. Comme mon psy me l’a dit aujourd’hui notre cheminement n’est pas celui de notre famille.

Nous ressentons aussi souvent l’échec, car sortir de notre zone de confort est difficile même si l’on sait que cela nous fera du bien. On culpabilise car ce sont de petites choses à accomplir et nous n’avons pas la force de le faire.

Tout ce qui est écrit si dessus, je l’écris en disant nous, sauf que je parles de mon propre vécu.

Avez-vous envie de me poser une question, envie de partager pas de soucis faites le…

Avec amour

Gene