Maladie invisible et entourage 6
Cette maladie est invisible et incomprise.
Comme m’a dit mon psychiatre dernièrement ma dépression est due au fait que j’ai un TAG, ce qui me fatigue énormément et qui me fait déprimer.
Le TAG est aussi invisible pour mon entourage car la seule chose qu’ils voient c’est beaucoup d’émotions chez moi, soit je me ferme comme une huître et je « fais la tête ». Sois-je perd patience et je m’énerve contre la ou les personne(s) qui est (sont) avec moi. Sois-je me mets à pleurer comme si c’était la fin du monde pour une chose complètement banale.
Exemple ce week-end je suis allée faire une surprise à ma fille Jade, en allant la regarder jouer son match de foot. Comme je suis en clinique depuis bientôt un mois, de prendre le train a été un moment très stressant autant en me disant que je ne voulais pas me tromper de train, autant avec le bruit des portes qui s’ouvrent et se referment. Bref, le soir toute famille revient avec moi à la clinique pour manger avec moi. J’ai fait une sortie « idiote » en disant à ma fille Mya faudra qu’on sache si ta prof de ukulélé est Québécoise ou Canadienne. Et là mon neveu de manière un peu moqueur m’a fait comprendre que le Québec était une ville qui faisait partie du Canada. Tout le monde a rigolé et moi je suis partie de la salle à manger en pleurant. Je me suis calmée au bout d’un quart d’heure, j’ai dû quand même aller chercher ma réserve d’anxiolytique.
J’ai dû apprendre à dire dans quel état d’esprit je me trouvais afin que cela se passe au mieux entre nous. Mais le niveau de stress n’est pas toujours bien compris et il peut y avoir des couacs. Et malheureusement de petites engueulades peuvent venir.
A la clinique j’ai appris des techniques de respirations pour faire descendre la pression, avec le tag on devient très vite fatiguée alors on peut faire de petites siestes ou méditer. Quand on sent que cela devient difficile et que nous avons des enfants moi je leurs dis que maman est disponible mais que je ne peux pas avoir comment dire des sollicitations des 2 en même temps.
Car si je suis à table par exemple je ne peux pas gérer mes émotions si tout le monde veut me parler en même temps, la colère peut monter en moi et la fatigue empira ma possible réaction.
Samedi après un mois d’absence, je vais enfin retourner chez moi et j’avoue que cela me stress énormément. Comment je vais gérer à nouveau mon quotidien. Comment cela va-t-il se passer avec ma famille. Car ici à la clinique on est dans un cocon de protection.
Voilà je vais terminer mon post en vous souhaitant tout le meilleur, prenez soin de vous.
Avec amour
Gene
Culpabilité 5
La culpabilité
Dans la maladie de la dépression, et/où avec un TAG, et/où en étant hypersensible, la culpabilité prend une immense place.
Comme nous avons de la peine à gérer nos émotions et que nos réactions peuvent être vives immédiatement la culpabilité s’ensuit.
Nous culpabilisons d’être une mauvaise mère car nous ne sommes pas aussi patientes avec nos enfants, que nous n’arrivons pas à nous en occuper aussi bien que nous le voudrions. Que nous devons parfois prendre beaucoup de temps pour nous ressourcer seule. Que si nous ne supportons pas le bruit, inviter une amie ou ami peut parfois être impossible. Les fêtes d’anniversaire peuvent être une torture et parfois nos réactions peuvent être froides (pour ma part aussi je peux avoir un regard froid).
Une mauvaise épouse car nous n’arrivons parfois pas à tenir notre maison organisée etc… Nous n’avons pas envie de lui parler. Pas envie qu’il nous touche, pas envie qu’il nous embrasse.
Nos réactions ne sont pas comprises comme nous les vivons, on pense qu’on profite de notre maladie, que nos coups de colères ne sont pas dus au stress. Que si nous ne faisons pas le ménage c’est par flemme, que l’on préfère rester assise sur notre canapé à regarder la TV.
Nous pouvons culpabiliser de ne pas nous faire belle, de ne pas prendre soin de notre corps, pas prendre soin de soi. Culpabiliser d’aller chez la coiffeuse, de nous acheter des choses qui nous font plaisir etc.
Comme je l’ai déjà dit, tout ce que nous vivons est difficile car nous nous mettons toujours soit à anticiper ce qu’il peut nous arriver pour ne pas vivre de déception, soit un changement inattendu survient et nous avons dû mal à l’accepter ou à le gérer. Les simples choses de la vie sont difficiles à accomplir. Nous sommes perfectionnistes (en tout cas pour ma part) et on place la barre haute, ce qui fait qu’il est difficile à tenir nos objectifs. Tout ceci nous submerge de culpabilité et de honte.
Et malheureusement nous mettons la barre haute aussi pour notre famille (aussi en tous les cas pour ma part). Afin que nous puissions avancer au plus vite dans notre cheminement. Comme mon psy me l’a dit aujourd’hui notre cheminement n’est pas celui de notre famille.
Nous ressentons aussi souvent l’échec, car sortir de notre zone de confort est difficile même si l’on sait que cela nous fera du bien. On culpabilise car ce sont de petites choses à accomplir et nous n’avons pas la force de le faire.
Tout ce qui est écrit si dessus, je l’écris en disant nous, sauf que je parles de mon propre vécu.
Avez-vous envie de me poser une question, envie de partager pas de soucis faites le…
Avec amour
Gene
Emerveillements 4
Nos émotions de ne sont pas que dans le « négatif ».
Nous nous émerveillons de petites choses, comme par exemple, en ce moment je suis dans une clinique pour prendre son de moi et le matin les femmes de chambres nettoient notre chambre bien sûr mais nous fait notre lit. Et l’autre jour elle m’avait tout bien rangé mes affaires pour faire joli (une petite déco presque) et quand je suis rentrée dans ma chambre j’étais émue presque aux larmes.
Où alors une infirmière qui m’amène les médicaments en chambre pour la nuit c’était souvenu que je ne voulais pas qu’on me donne ces petits gobelets en plastique car pour moi ce n’est pas nécessaire, elle n’a pas les mains sales. Pour ça aussi j’étais touchée.
Mardi nous sommes allés faire une marche dans la forêt et à travers champs. Et sur notre chemin nous avons rencontrés des vaches et leurs bébés et des juments aussi avec leurs bébés. Ça m’a donné une immense joie.
Pour moi qu’il y ait de la pluie, du brouillard cela ne me dérange pas. Suivant d’où nous sommes voir le brouillard c’est magnifique.
Donc je suis reconnaissante que mon hypersensibilité puisse me donner de la joie puissance mille pour toutes ces petites choses.
Et vous comment vous la vivez l’hypersensibilité ?
Avec amour
Gene
Partage 3
En ce moment je suis en séjour dans une clinique pour me ressourcer et pour m’aider à gérer mon anxiété.
Je vous expliquer une situation que j’ai vécue qui pourrait paraître simple mais qui a pris une certaine ampleur.
Actuellement je suis dans une chambre seule, mais je ne suis pas à l’abri d’avoir une personne qui vienne de me rejoindre.
A la base je suis venue pour me ressourcer et pour me retrouver seule par moment car j’en ai énormément besoin.
Plus les jours avançaient et plus mon stress concernant cette éventuelle venue avec moi dans la chambre me stressait. Ils nous avertissent le jour d’avant pour la venue du lendemain. Ça devenait une obsession. Toute la journée j’allais voir si j’avais un mot dans ma case et rien. Je ne pouvais pas m’enlever cette idée de mes pensées, cela m’empêchait même de m’impliquer à 100% dans les activités que je faisais.
Il m’est même arrivée un jour de faire une crise d’angoisse et de devoir stopper l’activité que j’étais en train de faire.
J’avais déjà fait un séjour ici et malgré qu’à mon arrivée il y avait déjà une personne dans la chambre et que cela s’était très bien passé, je n’avais pas la force de faire idem cette fois-ci.
Tout ceci pour vous aidez à apprendre à quel point les choses simples peuvent être compliquées pour nous.
Si vous avez vécu ce genre de situation et que vous désiriez m’en parler, je vous lirai avec empathie.
Avec amour
Gene
L'hypersensibilité 2
Cela est propre à chacun, on n’a pas tous les mêmes symptômes et où on ne les ressent pas de la même manière.
Comme je vous l’ai déjà dit je suis hypersensible, je ressens les énergies des autres positives ou négatives. Dans une salle par exemple comme à mon travail, si une de mes collègues ne va pas bien je vais le ressentir, je vais être attirée par ce qu’elle ressent, je vais même pouvoir ressentir ces douleurs et mon esprit sera en permanence attiré dans sa direction. Cela va me prendre de mon énergie et me faire stressée.
Je vois directe la vraie énergie des gens, si la personne en face de moi ment, même si la personne est fiable ou non.
J’ai besoin de m’isoler souvent pour me décharger des énergies accumulées tout au long de la journée et aussi me reposer. Ce qui peut être difficile pour mes proches car parfois je le fais plusieurs fois dans la journée. J’ai de la chance car que ce soient mes filles ou mon mari, tout le monde comprend et me laisse tranquille pendant ces moments-là.
Au début je culpabilisais énormément, car oui au début mon mari ne comprenait pas trop, j’avais l’impression d’abandonner mes enfants, d’être une mauvaise mère. Mais ce n’est pas le cas, nous avons le droit de prendre des moments pour nous, sans culpabiliser, car si on se sent bien nos enfants aussi se sentiront bien.
J’ai une tolérance aux bruits très limitée, encore pire quand je suis très fatiguée. Je ne supporte pas la musique trop forte, les cris des enfants, les gens qui parlent fort.
Et quand je dis encore pire quand je suis fatiguée car je peux me mettre en colère intérieurement et éventuellement me comporter négativement (répondre sèchement), m’énerver si genre je suis en voiture avec mon mari et que je veux baisser le son de l’autoradio.
Parfois je ne supporte pas quand mes filles jouent calmement, il m’est arrivé parfois de me fâcher contre elles quand vraiment je n’en pouvais plus.
Si les stimuli de la journée ont été nombreux, je ne supporte même pas les conversations de mon entourage à table lors du repas du soir. Pour mes proches c’est difficile car ils me voient faire la tête, ils m’entendent m’énerver pour rien alors qu’ils ne font rien de mal.
Pour moi c’est le regret et la culpabilité qui prend le dessus dans ces moments, je me pose des questions genre est-ce que mes filles sont tristes ? Est-ce que mon mari va m’en vouloir ? Comment je peux faire pour me faire pardonner ?
La fatigue sera encore plus grande et mes émotions ne seront plus gérables.
Je vais m’arrêter là car je pourrais en parler apparemment pendant des heures.
Encore une fois si vous aussi vous souhaitez partager votre vécu ou commenter avec bienveillance mon post c’est avec grand plaisir que je vous lirai et vous répondrez.
Avec amour
Gene
Moment de vie 1
Mercredi 1er mai
Hier soir vers 1h du matin je suis enfin allée me coucher. J’étais fatiguée, mais malgré tout je n’ai pas réussi à m’endormir. Vers 2h du matin j’ai décidée d’aller dormir ailleurs, car cela me stressait de voir que mon mari dormait comme un bébé.
J’avais mis le réveil pour 8h30, de moi-même j’ai ouvert les yeux à 7h45, n’ayant pas envie de me lever je suis restée bien au chaud sous ma couette jusqu’à ce que le réveil sonne.
Dès qu’il a sonné je me suis dit lève-toi directe sinon tu vas traîner et ton programme ne pourra se faire. Je suis allée me doucher, m’habiller et me coiffer (oui ces gestes de la vie quotidienne sont parfois difficiles à faire). J’ai même mis de la crème sur mon visage, je dois avouer qu’en y repensant je suis fière de moi.
9h20 je me dirige vers la cuisine, prend mon portable et appel pour prendre rendez-vous pour un soin. Une fois raccroché je tremblais de partout, j’avais le coeur qui palpitait et envie de pleurer.
Pourquoi ce stress ? A cause de la prise de mon rendez-vous, ou pour le rendez-vous avec mon infirmière (le matin même à 10h15), où encore pour mon futur séjour en Clinique ? Je n’en sais rien.
Il est gentiment l’heure de mon rendez-vous de 10h15, je n’ai plus trop la motivation d’y aller.
Cela s’est bien passé. Même si j’ai trouvé le temps long. Et une petite incompréhension de ma part quand elle m’expliquait sa vision en lien avec ce qui m’arrive.
12h nous avons mangé qqch de vite fait car je ne voulais pas m’ajouter de stress au vue de mon programme de l’après-midi.
13h50 je me prépare, je décide de changer de boucles d’oreilles, à mon oreille droite j’ai eu de la peine à la mettre, 1er stress à ce sujet. Je me suis fait mal, quand je regarde de plus près dans le miroir j’ai l’impression qu’elle est plus basse que d’habitude (comme si le trou avait changé de place) ceci est le 2ème stress. Comparé au stress de ce matin celui-là est plus fort. Il occupe plus mes pensées, je n’arrête pas de me regarder dans le miroir, ce qui ne va rien changer à la situation bien au contraire. Bref…
14h mon téléphone sonne, c’est la secrétaire des admissions de la Clinique pour mon futur séjour, j’y vais pour me reposer et prendre soin de moi. Elle m’annonce que toutes les formalités sont ok et qu’ils sont heureux de mon arrivée le 7 mai à 10h.
Et là coup de stress, j’avais déjà fait un séjour chez eux et j’avais dû y aller pour 9h, vous me direz où est le problème ? Si je n’avais pas cette maladie le TAG il n’y aurait aucun problèmes, sauf que là mon cerveau s’est mis à réfléchir en boucle.
Que va dire mon mari quand je vais lui annoncer l’heure de rendez-vous ? Va-t-il pouvoir m’amener ? Si j’y vais seule, cela veut dire que je devrai rentrer seule à la fin de mon séjour ce qui m’ennuie fortement.
14h10 (heure que je me suis fixée pour notre départ) départ pour Fribourg, pendant le trajet j’avais parfois de la peine à me concentrer sur la route. Tout s’est quand même bien passé.
Je vais toujours me parquer à la même place ceci afin de ne pas me rajouter de stress, car j’en ai déjà bien assez. Nous arrivons (oui je suis avec mes 2 plus petites princesses) assez en avance.
Le trajet depuis le parking jusqu’au lieu de mon rdv a été une épreuve pour moi. Car avec le beau temps il y avait bcp de monde.
J’avais dit à mes filles que pendant mon rdv, elles devaient m’attendre au restaurant du centre commercial. Je les ai accompagné et j’ai profité de boire un verre avec elles. De leurs faire mes recommandations en termes de sécurité, car même si j’ai confiance à 100% en mes filles on ne sait jamais.
Une fois mon rdv terminé, le programme était shopping pour mes filles. Heureusement que dans le magasin d’habits il n’y avait pas trop de monde, ce qui m’a permise d’être détendue et de passer un bon moment avec elles.
Nous ne pouvions pas tarder car une de mes filles avait son entraînement de foot.
Arrivée à la maison, pendant qu’elle s’est changé et que la petite vaquait à ses occupations, j’ai bu un café et j’ai fait qq rangements.
Ayant eu bcp de stimuli et de stress, je suis allée m’allonger dans ma chambre, en écoutant de la musique, cela me permet de faire descendre la pression.
Il faut que je fasse une petite parenthèse concernant la musique et ma maladie. Comme je l’ai dit plus haut, je suis hypersensible (je ressens les énergies positives ou négatives des personnes qui m’entourent), je suis sensible aux bruits (j’en ai une tolérance parfois très limité). Quand je suis dans ma voiture le son de l’autoradio est très bas car cela m’énerve et quand j’écoute la musique allongé dans mon lit le volume est fort. Allez savoir ce qui est différent intérieurement dans ces moments-là, je ne sais pas pourquoi je raconte ça mais j’avais envie de le faire. Fin de la parenthèse.
Il est 19h45, je suis entrain d’écrire le déroulement de ma journée dans mon cahier (avant de le reporter sur mon blog), et mon regard ne cesse de se diriger vers ma trousse car j’ai l’impression que mes stabilos Frixion sont tous rangés dans le même sens et cela me perturbe. Car j’aime qu’il soit une fois dans un sens et une fois dans l’autre. Pour qu’une fois celle-ci fermée, l’épaisseur soit la même partout.
Cette journée n’a pas été trop chargée en stress, elles peuvent être parfois pire.
J’insiste peut-être un peu trop sur des détails, mais je le fais afin que vous puissiez imaginer à quel point une situation banale peut être très compliquée pour moi, peut me prendre bcp de temps avant de l’accomplir et parfois je n’y arriverai pas. Dans tous les cas je vais y mettre bcp d’énergie et si par malheur je ne fais pas ce que j’avais prévue mon « amie » la culpabilité fait son apparition et fait lever mon stress au niveau supérieur.
Si madame la culpabilité vient, chose qui arrive souvent (la coquine) il est difficile pour moi de gérer mes émotions, je vais m’énerver pour un rien, faire la tête. Ce qui augmente mon sentiment de culpabilité car j’agis mal, c’est un cercle vicieux. Car pas facile de faire comprendre et croire que « mon mauvais comportement » n’est pas voulu. Que je ne gère pas mes émotions et que je regrette.
Grâce aux personnes qui s’occupent de moi, j’ai réussi à gérer ma colère, pas ma culpabilité mais je ne réagis plus ou peu de manière excessive. Si tel est quand même le cas, je m’approche de ou des personnes impactées et on discute.
En ce qui me concerne j’ai mis long à trouver les personnes qui me font réellement avancer dans ce que je souhaite pour moi. Ce n’est pas un échec si on doit changer de thérapeute. Il faut simplement accepter que nous avons fini le chemin de vie, si je peux m’exprimer comme ça et que nous devons nous diriger vers une autre personne.
Je mentionne très souvent le mot stress et cela peut paraître ennuyeux et je m’en excuse.
Vous pouvez si vous le souhaitez me poser des questions et où me faire part de ce que vous vivez si vous le désirez. Je vous lirez avec bienveillance et confidentialité.
Avec amour
Gene
Mon vécu
Je ne vais pas expliquer ce qu’est la dépression en m’inspirant de ce que l’on peut lire sur internet, mais en me basant sur mon propre vécu.
La dépression est une maladie que l’on ne voit pas, pas comme si nous nous étions cassé un membre. Mais pour moi, même si cela va sûrement choquer certaines personnes (ce qui n’est pas mon intention), c’est une maladie aussi difficile à vivre qu’un cancer.
En tant que personne souffrant de dépression, je la ressens de l’intérieur et ma famille en est également affectée.
La dépression se manifeste par des changements d’humeur qui peuvent varier au fil de la journée.
Elle s’installe petit à petit en nous, ce qui rend difficile sa détection précoce pour la contrer. Au début, on peut se demander pourquoi on réagit aussi vivement, pourquoi la situation que nous vivons nous affecte autant. On peut même entendre les autres dire de nous que nous avons un sacré caractère et commencer à croire que ce n’est qu’une question de mauvais caractère…
Mais c’est bel et bien la maladie qui est présente, prenant de plus en plus de place jusqu’à ce que l’on se rende compte que ce n’est pas normal.
Ensuite vient le courage et la force de consulter un professionnel pour obtenir de l’aide et commencer un long processus de guérison.
N’étant pas médecin, je vais énumérer les symptômes qui ont été les miens, sachant que je suis hypersensible et que je souffre de trouble de l’anxiété généralisé :
changements d’humeur, besoin de pleurer pour extérioriser mes émotions, fatigue extrême, manque de motivation pour accomplir les tâches quotidiennes, etc.
Pour moi, ces symptômes ne sont pas les seuls à causer ma souffrance ; il y a aussi la perception de la dépression par les autres. Par exemple, ces phrases que l’on nous dit et qui, au lieu de nous aider, nous enfoncent encore plus, telles que :
- Faut pas pleurer, ça ne sert à rien…
- Ne prends pas mal la situation, cela ne sert à rien…
- Faut être forte pour ta famille…
- Ne reste pas à rien faire, il faut te dire « oui, je vais bouger »… »
- etc…
Nous nous sentons déjà assez coupables sans cela, car pour ma part, chaque petite chose que je n’arrive pas à faire est un échec, ce qui entraîne culpabilité et tristesse.
Enfin, je voudrais ajouter que la dépression est une maladie trop peu reconnue en tant que telle.
Les troubles dépressifs
Les troubles dépressifs, également regroupés sous le terme de « dépression », sont des troubles mentaux courants qui touchent toutes les catégories de population. Ils se caractérisent par une tristesse persistante ou par une perte durable de la capacité à éprouver de l’intérêt ou du plaisir pour les activités qui en procuraient auparavant.
Si on ne déclenche pas un processus de résilience, on rumine.
Boris Cyrulnik
l faut distinguer la dépression des changements d’humeur ordinaires et des sentiments que peut inspirer la vie quotidienne. En cas d’épisode dépressif, l’humeur dépressive est présente la plus grande partie de la journée et se manifeste presque quotidiennement pendant au moins deux semaines. Les personnes dépressives peuvent souffrir de troubles du sommeil et de fluctuations de leur appétit. Elles peuvent également avoir une faible estime d’elles-mêmes ou des idées suicidaires et se sentir désespérées face à l’avenir. La fatigue et les difficultés de concentration sont également des symptômes fréquents.
Les causes de la dépression
« Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Suis-je responsable de cette situation ? » Ces questions assaillent généralement les personnes qui souffrent de dépression. Pourtant, le ou la malade n’est pour rien dans ce qui lui arrive. Il ne s’agit pas d’un laisser-aller ou d’une personne qui s’écoute trop, qui s’apitoie sur son sort.
La dépression est souvent déclenchée par des événements extérieurs. On sait désormais qu’il n’y a pas une cause unique à l’apparition d’une dépression, mais que la maladie résulte le plus souvent d’une conjonction de facteurs.
Les facteurs génétiques
« Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Suis-je responsable de cette situation ? » Ces questions assaillent généralement les personnes qui souffrent de dépression. Pourtant, le ou la malade n’est pour rien dans ce qui lui arrive. Il ne s’agit ni d’un laisser-aller ni d’une personne qui s’écoute trop, ni qui s’apitoie sur son sort.
La dépression est souvent déclenchée par des événements extérieurs. On sait désormais qu’il n’y a pas une cause unique à l’apparition d’une dépression, mais que la maladie résulte le plus souvent d’une conjonction de facteurs.
Les facteurs liés à l'environnement social et familial
Le surmenage, la solitude, des événements difficiles ou traumatisants (tels que des problèmes financiers ou professionnels) peuvent favoriser l’apparition d’une dépression. Souvent, celle-ci survient après la perte d’un être cher, lors d’un deuil, d’une séparation, ou du départ d’un enfant du domicile parental, par exemple. Elle peut également résulter d’un changement de situation, comme la perte du sentiment de jeunesse, d’une certaine insouciance, ou d’une autonomie partielle ou totale, etc.








